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​Cette rubrique regroupe des textes, articles, travaux de recherche... rédigés par des personnes impliquées dans l'accueil familial, social ou thérapeutique, en France ou ailleurs.

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Actes des 13èmes Journées de Formation du GREPFA France

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7ème congrès du GREPFA France, Les Sables d’Olonne (15-16 juin 2006) 1 

D. GORANS « Tas dbeaux draps, tu sais ! » 

 

 

 1 

Dr Daniel GORANS, 

Psychiatre, Nantes 

 

 

« T’as d’beaux draps, tu sais ! » 

 

 

Aujourd’hui, j’attends tranquillement mon départ pour l’hôpital. J’ai de la fièvre et je tousse. 

Des fois je crache même un peu de sang. Par la fenêtre de la chambre, je perçois quelques 

arbres. Une fois encore, ils se couvrent de feuillage et les oiseaux s’y disputent. Le ciel est 

menaçant mais cela m’est égal.  

La semaine dernière, ma nièce est venue me chercher. J’ai passé la journée du dimanche avec 

elle et son frère. J’avais hâte de retrouver ma chambre, mon lit, mes draps. Mon neveu m’a 

posé plein de questions. Il est dans une école pour devenir journaliste. Quelle drôle d’idée ! Il 

veut écrire un article sur moi. Pourtant, je n’ai pas eu une vie intéressante. Je lui ai quand 

même répondu, pour lui faire plaisir. 

Il m’a envoyé une lettre. Dans la lettre, il y a ce qu’il a rédigé sur moi. Mais je ne sais pas lire. 

Maria m’a proposé de la lire à voix haute. Il faut que je vous dise, Maria est celle chez qui 

j’habite. Enfin, c’est Maria et Paul. Ils sont plus jeunes que moi. Je n’ai pas d’enfant. Comme 

je n’ai jamais su me débrouiller tout seul dans la vie, ils me reçoivent chez eux et touchent un 

salaire : ce sont mes accueillants familiaux. Ils sont plutôt gentils avec moi. Ils ont tout de 

suite compris que pour moi, l’important c’est les draps. Chez eux, j’ai même  droit à une petite 

armoire, rien que pour mes draps.  

Voici ce que Maria m’a lu : 

« Cher Tonton Jules, 

Merci beaucoup d’avoir accepté de répondre à mes questions. J’ai trouvé passionnant tout ce 

que tu as dit et en ai tiré le texte qui suit. Si tu veux bien me faire savoir ce que tu en 

penses, cela me permettra ensuite de le proposer au journal. J'espère que tu pourras vite me 

répondre. A bientôt. »  

Maria m'a dit qu'elle était un peu inquiète avant de commencer à lire. Elle s'inquiète 

facilement. Au début, quand je suis arrivé, c'est surtout moi qui étais inquiet. Mais c’était 

déjà il y a quelques années. Je trouve que mon neveu a beaucoup arrangé ce que j'ai dit car je 

ne parle pas comme un écrivain. Voici ce que j'ai entendu : 

  

« Un usager raconte sa vie en famille d’accueil

 

Quand j'étais tout petit, à peu près à l'âge de deux ans,  une dame est venue à la maison. Elle 

se sentait fort, une odeur que je ne connaissais pas. Beaucoup plus tard, j'ai appris que ce 

qu’elle sentait s’appelait du parfum.  

 Ce souvenir m’est revenu en mémoire avec beaucoup d’autres, le jour où je suis devenu 

majeur : j’ai eu alors accès à mon dossier. Un drôle de cadeau d’anniversaire ! J’avais insisté 

7ème congrès du GREPFA France, Les Sables d’Olonne (15-16 juin 2006) 2 

D. GORANS « Tas dbeaux draps, tu sais ! » 

 

 

 2 

auprès de Vanessa, mon éducatrice. Elle m’a accompagné. Je lui ai demandé de tout lire, de A 

à Z. J’ai beaucoup pleuré. Ca l’a obligé à faire des pauses.  

J'étais le plus jeune de quatre. J'étais dans mon lit. Un lit à barreaux. La dame, une 

assistante sociale, a écrit que ma mère criait et pleurait beaucoup. Elle ne s’est calmée que 

lorsque la police est arrivée. 

 Maman était seule avec nous quatre. Mon frère et nos deux soeurs auraient dû être à l'école 

ce jour-là. Les jours d'avant aussi d'ailleurs.  

Nous dormions tous les cinq dans la même chambre. J'avais le lit à barreaux pour moi tout 

seul. Il n’y avait qu’un autre lit. 

 J’ai retenu par cœur quelques phrases du dossier tellement elle m’ont fait mal quand je les ai 

découvertes : « Né de père inconnu comme ses frères et sœurs, Jules,  pour qui nous avions 

une ordonnance de placement signée du juge des enfants, prostré dans un angle de son petit 

lit, se balançait, indifférent aux cris de sa mère ; Jacques, Paulette et Jeannine regardaient 

la télévision. Le linge sale,  amoncelé dans un coin de la pièce, dégageait une odeur 

désagréable. La vaisselle débordait de l’évier. Sur la table, les restes de plusieurs repas 

côtoyaient les boîtes de médicaments. Les neuroleptiques que Mme V. était censée prendre 

tous les jours étaient à portée de main de ses enfants. J'avais prévu que le départ de Jules 

serait mouvementé. Au fur et à mesure, Mme devenait plus menaçante. J’ai dû demander 

l’aide de la police qui était prévenue de mon intervention.  

Jules a continué à se balancer lorsque je me suis approchée. Il était sale et ne sentaient pas 

bon. L’état de son lit à barreaux était catastrophique. Les draps ressemblaient davantage à 

des chiffons déchirés et troués qu'à une parure de lit. A côté de Jules: une tétine. Un 

biberon à moitié vide gisait par terre hors de portée de main de l'enfant. Je me suis 

approchée en lui parlant. Il n'a pas semblé remarquer ma présence. Lorsque je l’ai pris dans 

mes bras c'est comme s'il était une poupée de son. Le temps d'arriver à la porte, les cris et 

pleurs des trois autres enfants se sont  joints à ceux de leur mère. Les deux policiers ont eu 

beaucoup de mal à les contenir pendant que je gagnais la voiture. » 

C'est comme ça que je suis parti de la maison. L'assistante sociale m'a accompagné chez la 

première assistante maternelle à s’être occupée de moi. Tata Mauricette. Il paraît que le 

jour de mon arrivée, j'étais épuisé. Elle aussi sentait le parfum, pas le même que l'assistante 

sociale. C'était l’heure de la sieste. Elle m'a conduit dans une chambre très claire. Je devais 

être ébloui : d’après elle, je clignais des yeux en essayant de cacher mon visage. Elle m'a dit 

plus tard qu'elle m'a d'abord déshabillé et donné un bain. Elle était désolée que je semble 

indifférent à ce qui m'arrivait. Elle m'a ensuite mis des vêtements propres et a tenté en vain 

de me donner à manger. Sa plus grande surprise a été que je me mette à hurler lorsqu'elle 

m'a mis au lit. Il s'agissait d'un lit à barreaux. J'étais inconsolable. Je paraissais même 

terrorisé. Elle m'a dit avoir tout essayé : paroles douces, berceuses, faire l'obscurité dans la 

chambre, mettre dans mes bras la peluche qu'elle avait préparée pour moi... Lorsque que, 

devenu adulte, je suis retourné la voir, pour lui poser des questions sur comment j’étais à 

l’époque, nous avons réfléchi à ce qui a pu se passer pour moi lorsque je suis arrivé. Je crois 

que j'ai hurlé pendant des heures parce que je n'avais plus aucun de mes repères : il y avait 

beaucoup de lumière, le contact avec les draps n'était pas celui auquel j’étais habitué et leur 

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D. GORANS « Tas dbeaux draps, tu sais ! » 

 

 

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odeur légèrement parfumée me dérangeait beaucoup, il n'y avait peut-être pas non plus les 

bruits familiers : cris de mes frères et soeurs, bruit de fond de la télévision... 

Lorsqu’elle a compris, tata Mauricette a eu une idée géniale : elle a pris mes vêtements sales, 

en a fait un petit tas dans le coin de mon lit, non loin de ma tête. Elle a été surprise de voir 

que j'essayais de les attraper et encore plus lorsque j’ai  porté à la bouche celui que j’ai 

réussi à attraper. Toujours est-il que ça m'a apaisé et que j'ai pu enfin m'endormir. J'ai 

recommencé à hurler lorsqu'elle est venue me réveiller pour me présenter sa famille : Alfred, 

son mari, ses deux enfants, Amélie et Julien que je considère encore aujourd'hui comme 

faisant partie de ma famille. Mais ce jour là, sentir leur présence m'a fait hurler de peur. 

Albert a voulu me prendre dans les bras et paraît-il que cela m'a calmé. Je me demande si 

c'est parce qu'il ne sentait pas le parfum, lui. Il y sentait la sueur, odeur plus proche de 

toutes celles auxquelles j'étais habitué. Il  y avait aussi le chien, Baltazar, que je n'avais pas 

remarqué lors de mon arrivée. Peut-être était-il assoupi dans un coin de la maison. Lorsqu'il 

m'a vu dans les bras d'Albert, il s'est mis à japper et à sautiller autour d’Albert. Je me suis 

remis à hurler. 

Ça a donc été très difficile les premiers mois. J'ai passé beaucoup de temps à pleurer, me 

balancer, dormir. Je mangeais très peu et vomissais souvent ce que Mauricette arrivait à me 

faire avaler. Surtout quand j’étais dans mon lit. Un jour, sans qu'elle comprenne pourquoi, j'ai 

fait une crise plus forte que les autres. Il paraît que j’étais un peu autiste. 

 J'ai oublié de dire que dès le jour où je suis arrivé et plusieurs fois par semaine dans les 

mois qui ont suivi, Vanessa, mon éducatrice, venait pour me voir  et parler avec Mauricette. 

Quelquefois, elles m'emmenaient toutes deux en poussette dans un endroit qui sentait le 

médicament où d’autres bébés pleuraient, surtout quand des dames en blouse blanche 

s’approchaient d’eux. 

 Lorsque j'ai fait la première grande crise, Mauricette et Vanessa ont essayé de comprendre 

pourquoi. D'après elles, cela a correspondu au jour où tata Mauricette avait changé les draps 

de mon lit. 

Depuis, elle a toujours fait attention d’y mettre quelque chose susceptible de rappeler l’odeur 

de mes vieux draps. Cela ne m'a jamais empêché d'y faire des petits trous. Mauricette s'est 

toujours demandé comment j’y parvenais. Un jour elle m'a surpris en train de mordiller des 

draps qu’elle venait de changer. Dès que mes premières dents sont sorties, j’y mettais 

beaucoup d'application. Plus grand, je me souviens que j'élargissais les petits trous avec mes 

doigts. Ça a duré plusieurs années, Vous comprendrez plus tard comment ça s'est arrêté.  

 Il a fallu longtemps avant que je puisse avoir des contacts avec ma mère est mes frères et 

soeurs. Je crois que ça a duré presque un an. Comme je ne parlais pas, je ne pouvais pas faire 

comprendre combien c’était difficile pour moi. Tout se passait comme si les seuls liens que je 

parvenais à garder avec ma famille étaient rattachés aux odeurs, en particulier aux odeurs 

des draps. Lorsque Mauricette me mettait au lit, avant de parvenir à m'endormir, j’attrapais 

le vêtement ou l'ancien drap qui conservait un peu de mes odeurs d’avant et me frottais 

longuement le nez avec. 

 Quand je rencontrais ma mère, seule Vanessa m’accompagnait. C’était dans une grande pièce 

avec beaucoup de jouets. Elle me serrait très fort dans les bras en parlant vite. J’aimais bien 

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D. GORANS « Tas dbeaux draps, tu sais ! » 

 

 

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son odeur, celle de mon premier lit. Mais pas sa voix. Elle me disait qu’elle allait me reprendre 

bientôt. J’ai compris bien plus tard ce que cela voulait dire. Dès fois, nous l’attendions 

longtemps. Au bout d’un moment, malgré tous les efforts de Vanessa pour m’intéresser aux 

jouets, je me balançais  et quelquefois me donnais des coups sur la tête. Vanessa m’expliquait 

après que « maman a peut-être oublié, elle est peut-être malade… » J’ai su qu’elle était 

parfois hospitalisée, pour sa dépression comme elle disait. Mais moi, ça me trouait le coeur. Il 

fallait quelquefois plusieurs jours à Mauricette pour m’arracher à mon repli et à ma tristesse. 

C’est surtout dans ces moments que je faisais les plus beaux trous dans mes draps, quelque 

soit leur épaisseur et leur solidité.  

Mauricette m'a dit que j'avais pris du retard dans mon développement. Je n’ai commencé à 

marcher qu’après mon arrivée chez elle. Mon regard n’était pas facile à attraper. Je ne 

m’intéressais pas aux jouets. Je préférais les draps, les serviettes, les torchons … surtout 

quand ils étaient bien sales et que de petits trous pouvaient y être élargis. Alfred m’avait 

surnommé : « le petit poinçonneur des lilas ». J’ai mis longtemps à comprendre la chanson 

dont il me serinait le refrain. 

 Je me balançais souvent tout seul dans un coin. Il ne fallait surtout pas me déranger dans 

ces moments là. En revanche, j’aimais beaucoup la musique. Julien apprenait l’accordéon et 

Amélie le piano. Même lorsqu’en apprenant ils faisaient beaucoup de couacs, je rigolais du 

plaisir de les écouter. Encore aujourd’hui, si vous voulez me mettre de bonne humeur, il suffit 

de me faire entendre un morceau d’accordéon ou de piano. Pour Noël, j’ai eu un baladeur MP3. 

Maria et Paul m’y ont installé mes airs préférés. Ils ont même trouvé une version accordéon 

du poinçonneur !  

 J'ai continué à faire  pipi au lit et dans ma culotte jusqu’à l’âge de neuf ans. Ça aussi avait 

une importance pour l'odeur du lit et des draps. Pour fêter que je sois devenu propre, tata et 

Albert ont voulu me faire un cadeau. J'ai demandé qu'ils m'offrent une paire de draps neufs. 

Je les ai baptisés à ma façon : j’ai fait pipi au lit la nuit suivante, une dernière fois, rien que 

pour le plaisir. Enfin surtout le mien… J’ai été tellement généreux cette nuit là qu’il a fallu 

changer le matelas. Mauricette était furieuse. Elle m’a vertement tancé. J’étais doublement 

malheureux : à cause des remontrances et de l’odeur de matelas neuf. 

N’ayant pas commencé à parler, je ne suis pas allé à l'école à trois ans, mais on m'a d'abord 

conduit à un hôpital de jour. Il y avait d'autres enfants qui ne parlaient pas et plein d’adultes 

qui parlaient beaucoup. J’aimais aller à la pataugeoire et aussi qu'on me raconte des histoires. 

Je détestais aller toutes les semaines dans le bureau du monsieur barbu qui sentait le tabac. 

Il voulait que je fasse des dessins que je joue avec lui. J'avais bien plus envie de jouer avec 

mes copains, même si quelquefois nous nous battions. De temps en temps il arrivait qu’il me 

reçoive avec maman. C'est surtout ça que j'aimais bien avec lui. 

 Mon endroit préféré à l’hôpital de jour était la pièce où il y avait des tas de gros fauteuils 

tous mous qui prenaient ma forme lorsque je m’y asseyais. Quand j'étais triste, et il paraît 

que je l’étais souvent, j’allais me réfugier dans cette pièce. Ce qui était bien, c'est que j'avais 

mon vieux drap avec moi. Personne ne m'empêchait de le sucer ou de me frotter le visage 

avec. J'aimais bien qu'il sente la bave séchée. Une odeur un peu sucrée. Le plus merveilleux 

parfum que j’ai jamais senti, même si aucun adulte n’était d’accord avec moi sur ce point. 

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D. GORANS « Tas dbeaux draps, tu sais ! » 

 

 

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Quelquefois tata voulait  mettre mon drap à laver, mais elle savait que le seul fait d’en parler 

me mettait en crise. D'ailleurs Vanessa lui avait conseillé de ne surtout pas le faire. Le 

monsieur barbu, lorsqu'il avait discuté avec elle, lui avait dit la même chose. Lui, c'était un 

psychiatre. Le premier de ceux qui se sont occupés de moi. Des fois, il me rencontrait avec 

Mauricette, d'autres fois avec Vanessa ou bien encore avec maman ou tout le monde 

ensemble. Au début je ne comprenais rien. Je sentais juste qu'il n'était pas méchant. Il me 

disait qu'il s'appelait Denis. C'était le docteur Zuet. Denis Zuet. Je ne sais pas s'il est 

toujours vivant. Mais, même après que je sois parti de l’hôpital de jour, il a pris régulièrement 

de mes nouvelles. Je l'ai même rencontré plusieurs fois après ma majorité. Il m'avait 

surnommé le roi des draps. Ça me plaisait bien. 

Un jour, dans le bureau avec maman et Vanessa, il a dit qu'il allait me proposer un drôle de 

traitement : il voulait deux fois par semaine m'envelopper dans un drap mouillé et puis me 

laisser sécher allongé sur un lit en s'occupant de moi avec Vanessa. Ca s’appelle le packing. Il  

fallait que maman soit d'accord. Elle était d’accord avec tout ce qu’il disait, comme 

hypnotisée. Elle lui demandait en échange d’écrire au juge pour qu’il lui rende ses enfants. 

Entre temps, comme elle allait souvent à l’hôpital, mes frères et sœurs étaient aussi en 

famille d’accueil. Nous pouvions nous rencontrer, une fois par mois, tantôt chez une tata, 

tantôt chez une autre. Mes deux soeurs étaient chez la même tata. 

La première fois que j'ai eu une séance de packing, j'ai hurlé pendant une demi-heure. Le 

docteur et Vanessa avaient beau me parler doucement, m'expliquer ce qui se passait, 

m'encourager à me détendre, ça ne marchait pas. Ils ont été obligés d'arrêter avant que le 

drap ait séché. Ils ne se sont pas découragés. Le docteur D. Zuet a alors proposé que je 

garde à l'intérieur du drap mouillé mon drap fétiche sale et plein de trous. Il a trouvé une 

formule magique dont je me souviens encore aujourd'hui avec beaucoup d'émotion : « t’as de 

beaux draps,tu sais». Il a dit ça en cherchant mon regard avec son regard. J’ai accepté de le 

regarder longtemps droit dans les yeux. Pour la première fois de ma vie, je n’avais plus peur 

de le faire. C'est comme si le mot drap et le son grave de sa voix avaient eu un effet 

miraculeux. Je me suis senti rassuré. 

Je me suis mis à prendre en plus de plaisir aux séances de packing. Pourtant au début ça 

faisait froid. Mais après je me sentais chaud jusque dans ma tête et dans mon coeur. Jusque- 

là, quand quelque chose me faisait plaisir, j'avais mal à ma tête est à mon coeur comme s'il y 

avait des trous qui laissaient s’envoler le plaisir en me laissant une petite écorchure de peine. 

J'ai commencé aussi à m'intéresser beaucoup plus à ce que me racontait le docteur D. Zuet 

quand il me recevait dans son bureau. Sa voix m'enveloppait. Comme un drap. Souvent, il me 

demandait de penser aux trous que je faisais dans mes draps. Avec des dessins et avec des 

jeux, il m'a fait comprendre que les trous de mes draps avaient quelque chose à voir avec les 

trous de ma tête et de mon coeur. Je me suis mis à faire des progrès en langage. Bien sûr 

Magda, l'orthophoniste de l’hôpital de jour, m’y aidait  beaucoup. Pour les trous dans ma tête 

et dans mon cœur, j'avais construit une armure avec l’air autour de mon corps pour que rien 

ne puisse me faire mal en les touchant. Gilberte, la psychomotricienne, était la seule à savoir 

parler de mon armure et à m’aider petit à petit à m’en débarrasser. Elle a d’abord fait ça 

dans la pataugeoire, puis dans l’atelier conte. 

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D. GORANS « Tas dbeaux draps, tu sais ! » 

 

 

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 Un jour où le docteur D. Zuet avait invité Vanessa et Mauricette dans son bureau avec moi, 

ils se sont mis à parler de draps et des trous entre eux, comme si je n'étais pas là. Je leur 

tournais le dos et jouais avec les play-mobil, mais j'écoutais tout. À un moment j'ai crié : « 

Mauricette aussi a de beaux draps, tu sais ? » Ils ont sursauté tous les trois. Le docteur m'a 

demandé ce que je voulais dire. J'ai dit :  

-Une fois, j'étais dans ses bras, elle chantait une chanson, et elle a ouvert une armoire pleine 

de bras. » 

-Comment-ça une armoire pleine de bras ? demanda-t-il 

-De draps ! j’ai dit en me fâchant. 

Alors le docteur m'a dit des drôle de choses, que les draps et les bras ça pouvait être un peu 

pareil pour moi. Il a ajouté que peut-être au moment de ma naissance et les semaines qui ont 

suivi, j'avais eu l'impression que maman avait des trous dans ses bras. Comme si elle avait du 

mal à m'envelopper quand elle me prenait contre elle. Alors que Mauricette , elle, avait des 

bras qui enveloppaient bien. Comme si le travail de Mauricette ressemblait à ce qui se passait 

pendant le packing : m'envelopper dans des draps sans trous pendant que je serrais contre 

moi mon drap à trous. Il a même dit que ça pouvait avoir le même effet pour ma tête et mon 

coeur. Alors là, je ne suis pas sûr d'avoir tout compris. Je crois qu'il a voulu dire que le 

travail de Mauricette était aussi d'envelopper ma tête et mon coeur pour qu'ils n'aient plus 

de trous. Ou du moins, que les trous puissent cicatriser et ne plus laisser s’envoler le plaisir. 

Même si je n’ai pas compris, j’ai senti que c'était très important. À partir de ce moment-là, 

j’avais moins peur quand je rencontrais maman. Je savais qu'après, même si les  trous dans le 

coeur et la tête se rouvraient, je pouvais compter sur les « bras-draps » de Mauricette et de 

toute sa famille. De ce jour, je n’ai plus, sauf exception, ressenti le besoin de faire des trous 

dans les draps. 

Après, j'ai continué à grandir. Je ne suis plus allé tous les jours à l'hôpital de jour. Des fois, 

j'allais dans une vraie école. C'était pas très drôle, je n'arrivais pas à me sentir comme les 

autres. Quand j'essayais de me faire des copains ou des copines, je regardais derrière eux, 

ou plutôt à travers eux, pour voir si eux aussi avaient des trous dans la tête et dans le coeur. 

Mais c'était très difficile. Quand j’insistais, ils me traitaient de gogol et s'éloignaient de moi. 

Et puis, je n'arrivais pas à apprendre à lire et à écrire comme eux. Alors après, je suis allé 

dans un établissement spécialisé. Je continuais en même temps à aller à l'hôpital de jour une 

fois par semaine. Ce jour là, j'allais dans le bureau du docteur Zuet. Une semaine sur deux, il 

y avait une séance de packing. Je rencontrais aussi l'orthophoniste et la psychomotricienne. 

À l'établissement spécialisé, je m’ennuyais un peu. Des fois je me faisais taper par les autres. 

J’ai appris à me défendre. Quand je me faisais taper, ça me faisait mal aux cicatrices  du 

cœur et de la tête. Alors j'ai appris à crier quand ils s'approchaient trop de moi. J’ai ressorti 

mon armure. 

Un jour, Mauricette est tombée malade. Une maladie grave. Elle a du partir à l’hôpital 

longtemps. Je n’ai pas pu rester chez elle. Au début, Vanessa a essayé que je puisse rester 

avec Albert et ses enfants, et que trois jours par semaine j'habite avec maman. Vanessa 

venait me voir chez elle tous les jours. Maman était très contente. Elle voulait absolument 

m'apprendre un tas de trucs. D'après elle, Mauricette me les avait très mal appris. Comme se 

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D. GORANS « Tas dbeaux draps, tu sais ! » 

 

 

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laver les oreilles ou laver mes slips dans une bassine par exemple. Quand je ne voulais pas, 

elle se mettait très en colère. Et puis après, elle pleurait. Au bout d’un mois, elle a dit à 

Vanessa que c’était trop difficile. Elle allait craquer. Alors Vanessa m'a cherché une nouvelle 

famille d'accueil. Je ne pouvais plus rester chez Albert et Mauricette. Ma tata allait bientôt 

sortir de l’hôpital, mais elle avait des traitements très fatigants. Aujourd’hui je sais qu’elle 

avait un cancer. Je crois que j’ai ça aussi. C’est pour ça que je dois aller à l’hôpital. Mais je n’ai 

pas peur :  elle a guéri. 

 Quand j'ai eu douze ans, j'ai fait connaissance de Nadia, ma nouvelle assistante maternelle. 

Vanessa l’a mise au courant pour mon drap. J’en avais toujours besoin pour dormir. Nadia était 

très gentille. Son mari Abdel aussi. Ils avaient trois grandes filles qui aimaient bien s’occuper 

de moi.  

Ce qui m'a frappé chez eux, c’est leur très grande générosité. J'avais la plus belle chambre, 

le plus beau lit, les plus beaux draps. Quand Vanessa venait, ils lui offraient du thé à la 

menthe et insistaient toujours pour qu'elle reste partager leur repas. Ils attachaient une 

très grande importance à ce que je mangeais. Il y a même eu une fois où ils ont souhaité 

inviter maman à manger avec nous. Bien sûr, Vanessa leur a expliqué que ça ne se faisait pas. 

Ils ont même tenté leur chance auprès du docteur D. Zuet. Sans succès. Ni pour Mauricette 

et Albert, d’ailleurs : ils se rencontraient quand j’allais passer un week-end sur deux chez 

eux, celui ou je n’allais pas chez maman. Le docteur leur avait expliqué à tous que c’était 

important pour mes « enveloppes psychiques ». Comme je n’avais pas compris, il m’a parlé de 

mes « draps du cœur ». J’ai tout de suite vu ce qu’il voulait dire. Dès fois, les docteurs ont 

des mots qu’on ne peut pas comprendre s’ils ne les traduisent pas…  

 Ils étaient très croyants, mais pas la même croyance que ma première famille d'accueil. Je 

ne sais pas si c'est cette croyance qui les rendait si gentils et généreux. 

 Quand j'ai eu treize ans, j'ai commencé à sentir des choses bizarres dans mon sexe. Ça m'a 

fait plein de problèmes. D'abord avec les draps, puis avec les filles de Nadia et Abdel. Je 

prenais leurs culottes pour frotter mon sexe. Malgré mon amour des draps, j'ai trouvé ça plus 

doux. Et puis je salissais beaucoup mes draps. Mais ça n'était plus mon énurésie. Nadia a 

demandé à Abdel de m'en parler. Il était très gêné. Petit à petit, j'ai recommencé à faire des 

trous dans mes draps. Nadia et Abdel, avec leur gentillesse, ne pouvaient m'en empêcher. 

C'était terrible. Moi non plus, je ne pouvais pas m'en empêcher. Vanessa a demandé au 

docteur D. Zuet de me voir plus souvent. Ça n'y changeait rien. Mon sexe était presque 

devenu plus important que les draps pour moi. C'est l’époque où je n’ai plus eu besoin de 

traîner partout mon drap fétiche. 

Comme ça ne s'arrangeait pas, j'ai du partir de chez Nadia et Abdel. J'ai alors habité en 

internat. Celui de l’E.M.P.. C'était terrible : les draps grattaient. Je dormais très mal. Je 

n'avais pas une chambre pour moi tout seul. J’étais avec trois autres camarades. Deux étaient 

gentils, mais le troisième, Dylan, me tapait souvent.  

Je continuais à sortir le week-end, tantôt chez maman, tantôt chez Mauricette ou chez 

Nadia. Vanessa me demandait de ne pas m’occuper de mon sexe quand j’allais dans les 

familles. C'était la condition pour que je puisse continuer à y aller.  Je me consolais parce 

qu'il y avait de bons draps partout. J’en profitais pour bien dormir. Même chez maman. Chez 

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D. GORANS « Tas dbeaux draps, tu sais ! » 

 

 

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elle, je pouvais rencontrer de temps en temps l’un ou l’autre de mes frères et soeurs. Des 

fois, on lui demandait pour nos pères. Elle ne répondait que par des larmes. Alors on a arrêté. 

Pourtant, j’aimerais bien savoir. Dans mes rêves, le mien ressemble un peu à Albert et un peu 

au docteur D. Zuet, surtout quand il me regarde droit dans les yeux pendant les séances de 

packing… 

A l’E.M.P., il y avait aussi des filles. Jessica était très jolie. Je me sentais tout drôle quand 

j’approchais d’elle. Un jour, je lui ai dit la plus jolie phrase que je connaissais : »t’as de beaux 

draps, tu sais ! ». Elle a beaucoup ri et puis elle m’a embrassé sur la joue. J’ai senti des 

bonnes choses dans mon sexe. Je lui ai demandé de me le toucher. Ça lui plaisait aussi. Paul, 

notre éducateur, nous a surpris. Nous avons été convoqués chez le directeur. Il s'est mis très 

en colère. Nous ne comprenions rien. Il criait : « eh bien me voilà dans de beaux draps 

maintenant ! Je vais devoir déposer une plainte ! Il y aura peut-être une enquête ! Ce que vous 

faites est interdit. » Il nous a demandé de sortir de son bureau. Ma copine et moi,on était 

très étonnés. Je ne voyais pas pourquoi avoir du plaisir était interdit. Surtout si ça mettait le 

directeur dans de beaux draps : pour moi, c’était plutôt une récompense ou un cadeau. 

 Vanessa a essayé de m’expliquer qu’il y avait des lois. Je risquais de me faire renvoyer de 

l’E.M.P.. Je lui ai dit que je voulais bien, à cause de Dylan, mais que je ne voulais pas, à cause 

de Jessica. 

  Elle m’a aussi expliqué, en présence du docteur D. Zuet, qu’on pouvait s'occuper de son sexe 

tout seul sans se montrer aux autres. Mais je le savais déjà. Et que quand on était adulte, on 

pouvait choisir une amoureuse et se mettre dans des draps avec, si elle voulait bien. Si le 

cœur battait fort et qu’on était très très contents tous les deux, on pouvait vivre l'amour. 

J'ai tout de suite fait le lien entre l’amour et les draps. J’ai tout mélangé dans ma tête. 

J’avais pas encore l’âge, Vanessa non plus. Pourtant, j'ai rassemblé toutes mes économies, j'ai 

demandé un éducateur de l'internat de m'accompagner pour faire des courses dans un grand 

supermarché. C'est là où on allait quand on avait besoin de faire des courses. J'avais déjà 

passé beaucoup de temps au rayon des draps. J’y suis allé, et j'ai acheté la paire de draps qui 

me faisait rêver depuis longtemps. Quand je les ai tenu contre moi jusqu’à la caisse, ça m'a 

fait comme si mon coeur était enveloppé dans quelque chose de doux et chaud, parce que je 

me suis mis à imaginer comment Jessica allait réagir quand j'allais lui offrir les draps. C'était 

des draps un peu roses, avec une belle princesse dessinée dessus. On avait vu le dessin animé. 

Ça s’appelait Pocahontas. La princesse me faisait penser à Jessica. Sauf que Jessica est 

encore plus belle: elle a des grosses lunettes, et aussi des grosses fesses. Je trouve ça très 

beau. Je lui ai donné les draps en disant qu'il fallait qu'on se dépêche de devenir adultes. Elle 

m'a dit qu'elle allait m'embrasser, mais en cachette. On s'est donné rendez-vous. Là, elle m'a 

embrassé sur la bouche. C'était terrible. J'ai voulu la caresser partout, mais elle m'a poussé 

en me disant qu'on allait se faire renvoyer. Je lui ai demandé si la semaine d'après elle serait 

adultes pour qu’on puisse aller dans les draps. Elle savait mieux compter que moi et à  rigolé. 

Puis c’était l’heure de rentrer… 

Jessica était plus grande que moi. Elle est partie de l’E.M.P. à la fin de l'année. Elle m'a donné 

son adresse. Mais je ne savais ni lire, ni écrire. J'ai bien dicté une lettre une fois à mon 

institutrice. Mais Jessica n'a jamais répondu. 

7ème congrès du GREPFA France, Les Sables d’Olonne (15-16 juin 2006) 9 

D. GORANS « Tas dbeaux draps, tu sais ! » 

 

 

 9 

 J'ai recommencé à déchirer mes draps. À l'internat. J'ai fait des crises. Du coup on m’a 

conduit à l’hôpital pour me donner un traitement. Je suis resté une semaine. Ils étaient tous 

gentils mais je ne me souviens plus de leurs noms.  J'étais très malheureux. Comme un drap 

déchiré. Maman est venue me voir. Elle n'était pas d'accord pour que j’aille à l'hôpital et que 

je prenne des médicaments. Elle avait peur que j’aie la même maladie qu’elle. Alors c'est un 

juge qui a pris la décision. Le médicament, ça m'empêchait de faire des crises. Mais ça ne 

m'empêchait pas d’être complètement chiffonné. Comme un drap malade. Depuis ce temps-là, 

je reste triste. 

En sortant de l'hôpital, je suis allé dans un autre hôpital de jour. Pour plus grands. Je ne me 

souviens pas bien de tout ce qui s’est passé. J'étais trop triste. Jessica-Pocahontas  me 

manquait. Pendant un temps j’ai eu encore besoin d'un drap fétiche. Le drap doux et chaud 

autour de mon cœur avait disparu. Ça n'a pas duré parce que tout le monde se moquait de moi. 

Même les filles. 

 Vanessa, à la demande du docteur D. Zuet, a cherché une nouvelle famille d'accueil pour moi. 

J'ai dit que je voulais retourner chez Albert et Mauricette. Je pensais que j’y retrouverais 

de quoi envelopper mon cœur chiffonné. Mauricette a bien voulu essayer. Elle était guérie. 

Avant que je revienne habiter chez elle, elle a voulu qu'on discute avec Albert, le docteur D. 

Zuet et bien sûr Vanessa. Pour les histoires de sexe. Elle a bien dit devant tout le monde 

qu'elle ne pourrait jamais accepter certaines choses. J'ai compris et promis que je ferais un 

effort. Je crois que les médicaments m’aidaient un peu à faire des efforts. C'était comme 

des draps dans ma tête. Comme certaines fois au moment du packing. 

 Je suis resté chez Mauricette et Albert jusqu'à ma majorité. Ils ne veulent pas accueillir 

des adultes. Vanessa aussi s’est arrêtée de s’occuper de moi à ma majorité. Il paraît que 

j’étais devenu responsable. Enfin presque, puisque j’ai une carte d’handicapé et un tuteur. 

C’est Marcel. Il décide pour moi. Surtout pour l’argent. Quand je veux m’acheter des draps 

neufs, c’est à lui que je demande l’argent. Une seule fois il a fallu que j’insiste : pour les draps 

en soie. Il ne pouvait pas comprendre comme c’était important pour moi : dans les draps en 

soie, je rêve en soie. C’est des rêves où je retrouve Jessica, mais aussi tous mes bons 

souvenirs, ceux où je sens ma tête et mon cœur enveloppés dans la douceur et la chaleur. La 

plupart, c’est dans les familles d’accueil. Il y en a aussi un tout petit peu avec ma mère, 

d’autres pendant les séances de packing, avec le docteur D. Zuet. 

Depuis que je suis adulte, j’ai dû retourner deux fois à l’hôpital. Le psychiatrique. Une fois 

juste à ma majorité parce qu’on ne savait pas où me mettre et que je recommençais à faire 

des crises. J’étais dans des moches draps ! Une autre fois, quand maman est morte : je ne 

dormais plus et ne mangeais plus. C’était très différent de quand j’y suis allé enfant. Sauf 

pour les draps et la gentillesse des soignants. Comme ils étaient moins nombreux, ils n’avaient 

que le temps de sourire et de changer les draps, pas de parler. 

La première fois où j’y suis retourné, le docteur de l’hôpital m’a proposé une famille d’accueil. 

J’ai tout de suite accepté. Je savais que pour se sentir dans de beaux draps, il n’y avait rien 

de meilleur.  Depuis, je suis chez Maria et Paul. 


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Journée AFT Enfant dans l'Essonne - 16/4/2019

En France 70.000 enfants bénéficient d’un des dispositifs d’Accueil Familial. Développé en pédopsychiatrie depuis plus de 50 ans, la déclinaison thérapeutique de cette pratique - dont bénéficient près de 1.000 enfants - a été conçue pour soigner des troubles précoces et sévères de la relation enfant-parents et leurs conséquences. 

Dans l’Essonne, les dispositifs de l’UAFT (Unités d’accueil familial thérapeutique d’Etampes, de Savigny-sur-Orge, de Ste Geneviève-des-Bois, …), déployés dans les secteurs de pédopsychiatrie, ont acquis une expérience clinique spécifique.

Le 16 avril prochain, à l’EPS Barthélémy Durand Etampes (cf affiche), seront exposés les aspects cliniques et théoriques de ces pratiques de soin, des chercheurs présenteront leurs études, et les patients, parents et familles d’accueil témoigneront de leur expérience. Des outils pédagogiques innovants montreront la complexité des situations rencontrées. Pour prolonger les moments d’échanges lors de la pause déjeuner, les organisateurs offriront un buffet.

Nous espérons que vous viendrez nombreux à cette Journée d’étude interprofessionnelle qui associera les acteurs des  champs sanitaire (pédopsychiatrie et psychiatrie adultes), médico-social, protection de l’enfance, justice des mineurs, éducation nationale, associations …

Le Programme détaillé de la Journée sera diffusé prochainement.

Cette Journée entre dans le cadre de la Formation continue et elle est gratuite.

Pour l’INSCRIPTION : contacter laure.boyer@eps-etampes.fr  :

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LA LOI DU 1er Juillet 1901
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N° SIRET : 41420497400029 – CODE APE : 913

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