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6ème congrès du GREPFA France, Annecy (15-16 mai 2003) 1 

A. Almosnino. La thérapie multifamiliale (TMF) 

Anne ALMOSNINO  

Psychologue clinicienne, psychothérapeute familiale 

Centre de Santé Mentale MGEN, Centre de thérapie familiale MONCEAU 

La thérapie multifamiliale (TMF) 

La thérapie multifamiliale (TMF) est une méthode thérapeutique spécifique regroupant 

plusieurs familles ensemble dont un ou plusieurs membres présentent des symptômes tels que 

ceux des schizophrénies, des conduites toxicomaniaques, des troubles de la conduite 

alimentaire, des violences domestiques ou encore des dysfonctionnements graves. 

La TMF se réfère le plus souvent aux concepts fondamentaux de la théorie écosystémique. 

Cependant, dans le champ des pratiques cliniques multifamiliales, nous observons des concepts 

et des méthodes inspirés d'autres courants majeurs de la psychiatrie (modèle 

psychanalytique, modèle cognitivo-comportemental, modèle structural, modèle stratégique, 

modèle transgénérationnnel, contextuels, modèles issus de la dynamique des groupes). La 

particularité de la TMF est la rencontre d'un système familial avec d'autres systèmes 

familiaux en présence de thérapeutes. 

L'utilité de la TMF est désormais attestée par maintes expériences cliniques comparées à 

l'absence de thérapie familiale ou de thérapie familiale individuelle, et par de nombreuses 

publications scientifiques. (Salem et al., 1985 ; S, 2000)  

La TMF a inspiré d'autres contextes : sanitaire, social, éducatif et associatif. Différentes 

approches se sont développées : la Thérapie MultiFamille (TMF), le Groupe Mutifamilial 

(GMF), la Consultation MultiFamiliale (CMF), les Entretiens Multifamiliaux, la Thérapie Sociale 

MultiFamiliale (TSM) etc. 

La présentation qui suit n'est pas exhaustive de l'ensemble des pratiques expérimentées ou 

actuelles. 

1. Historique et modèles théoriques 

La thérapie multifamiliale est née dans des unités de soins fréquentées presque 

exclusivement par des patients schizophréniques. Comme les premiers psychotropes, son 

efficacité a été remarquée grâce à un concours accidentel de circonstance. Le clinicien Péter 

Laqueur a été un des pionniers de cette approche. En 1951, à l'occasion d'une recherche sur le 

coma insulinique à l'hôpital d'Etat Greedmoor du Queens à New York (Laqueur et Laburt, 

1964), il a commencé à constituer un groupe de 17 patients schizophrènes en cure d'insuline 

et de leurs familles. Il décrivait ceci : « d'un côté, les familles se fâchaient lorsque le 

médecin ne parlait qu'aux patients, trouvant qu'il les privait de la compréhension de leur 

famille ; les patients se fâchaient à leur tour lorsqu'il parlait avec les familles qui leur 

semblaient alors complices de l'autorité établie ». Laqueur a donc décidé de les réunir tous 

pour leur expliquer le déroulement du traitement Le travail s 'est développé pour aboutir à 

des rencontres hebdomadaires avec le thérapeute tentant de faire apparaître les émotions, 

de montrer les alliances intra-familiales, de souligner les dénominateurs communs entre les 

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A. Almosnino. La thérapie multifamiliale (TMF) 

diverses expériences familiales. L'efficacité de ces rencontres se fonde selon Laqueur 

(1979), sur un processus « d'apprentissage par analogie ». Simultanément, Detre et ses 

collègues de Yale ont constitué un GMF pour résoudre un conflit entre patients 

psychiatriques, leurs familles et travailleurs sociaux (Detre, Sayer, Norton et Lewis, 1961). 

Ils ont tous deux été surpris par les résultats positifs quant à l'évolution symptomatologique 

des patients, mais aussi l'évolution des familles. Leurs observations n'étaient guère 

conceptualisées au début et sans lien avec les théories systémiques sur la schizophrénie 

développées par Jackson, Ackerman, Bowen, Bateson, Wynne, Lidz, Haley. 

Plus tard dans les années 1955, au Family Center de Georgetown (Washington DC), Murray 

Bowen (1978), systémicien, et son équipe instaurent des thérapies multifamiliales et 

multiconjugales de caractère pédagogique, appliquées parallèlement à une thérapie de famille 

classique. 

Plus près de nous, en 1976, à l'Université de Temple à Philadelphie, James Framo (1979), 

s'inscrivant dans le courant intergénérationnel, crée la thérapie multiconjugale centrée sur 

les familles d'origine. Il n'hésite pas à recevoir plusieurs couples ensemble et les membres de 

leurs familles d'origine. En 1982, à Boston, Norman Paul spécialiste de l'approche systémique 

du deuil et de la psychose avait mis au point, avec l'aide d'un prêtre, des séances 

multifamiliales pour héroïnomanes qui se déroulaient dans une église, devant un cercueil vide 

destiné à recevoir la dépouille du toxicomane " promis à une mort prochaine ". 

Parallèlement, dans les années 60 le modèle psycho-éducadif prend de l'ampleur dans les pays 

anglo-saxons et en Europe. En 1962, à Londres, Brown développe l'approche de la Prise en 

charge Familiale Comportementale (PFC). Dans un premier temps, cette pratique s'adresse 

aux familles dont un des membres est schizophrène, puis s'étend à d'autres pathologies 

comme les troubles de l'humeur, les Troubles de la Conduite Alimentaire. Ces groupes 

familiaux ont pour objectif de faire diminuer le niveau d'Emotion Exprimée des familles, de 

modifier les habitudes de communication intrafamililale, de mettre en place de nouvelles 

stratégies d'adaptation et de résolution de problème. 

Repris par les recherches de Vaughn et Leff (1976), l'idée de diminuer le niveau d'Emotion 

Exprimée au sein des famille pour éviter les rechutes et les hospitalisations des patients 

schizophrènes va s'étendre à de nombreux protocoles de ce type. 

En 1980, sous l'influence des approches psychoéducatives, apparaissent des groupes 

multifamiliaux comme ceux de lan Falloon (1985), Robert Paul Liberman au Québec (1985) et 

William R. McFarlane à l'Institut Psychiatrique de l'Etat de New York (McFarlane et al., 1995 

; McFarlane, 2002). Aujourd'hui, en France, et dans les pays francophone ces pratiques se 

sont considérablement développées. 

Jorge Garcia Badaracco, dans les années 1985, à l'hôpital public de Buenos Aires, met en 

place des groupes multifamiliaux et conceptualise la psychanalyse multifamiliale. 

À la fin des années 1970 en France, dans l'élan de la psychothérapie institutionnelle, 

Woodbury tente de mettre en place des TMF dans les institutions de soins du XIIIème 

Arrondissement de Paris et Claude Leroy à l'Institut Marcel Rivière. 

Jean-Claude Benoit au C.H.S de Villejuif, en 1980 expérimente un groupe de rencontre 

multifamiliale dans un pavillon de malades mentaux chroniques qu'il définit comme des 

entretiens collectifs familio-systémiques. Il observe que ces rencontres permettent de 

faciliter un processus de déchronicisation, chacun des sous-systèmes concernés, familles, 

malades, personnels soignants acquièrant plus d'autonomie réciproque (Benoit et al., 1980). 

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A. Almosnino. La thérapie multifamiliale (TMF) 

2. Le cadre et les techniques thérapeutiques 

Les cadres et techniques thérapeutiques des TMF sont divers selon les contextes (sanitaire, 

social, associatif) et les modèles théoriques sous-jacents ces pratiques dans lesquels ils 

s'exercent. Quel que soit le champ dans lequel s'inscrivent les groupes multifamiliaux, nous 

retrouvons souvent les mêmes cadres structurel et fonctionnel, mais les objectifs sont 

différents. Ils durent environ 2 heures, au rythme d'une séance tous les quinze jours. Ils 

sont constitués de 4 à 5 familles en moyenne, et animés par deux thérapeutes en général. 

Dans le champ hospitalier se développent depuis quelques années en France, des groupes 

multifamiliaux psychoéducationnels. Les visées de ces protocoles d'intervention inspirées par 

des techniques cognitivo-comportementales, destinés aux proches des sujets schizophrènes 

essentiellement, sont les suivantes : une volonté d'écoute et de soutien, un objectif 

pédagogique d'information sur la maladie, un apprentissage systématique d'habiletés visant à 

l'obtention d'une meilleure communication intra-familiale et d'une résolution plus efficace de 

problèmes quotidiens. Nous renvoyons le lecteur au chapitre de ce livre : « l'approche 

psychoéducative de la famille » de Olivier Chambon, Guy M. Deleu et Michel Marie-Cardine. 

Depuis les années 1990, à la clinique des Maladies Mentales et de l'Encéphale (CMME) du 

Centre Hospitalier Sainte Anne, existent des groupes de familles de sujets adultes 

présentant un trouble du comportement alimentaire. Deux types de groupe sont proposés : un 

groupe fermé de cinq séances d'informations à visée psychoéducative, suivi de groupes 

ouverts d'expression centrés sur les interactions émotionnelles entre la famille et leurs 

proches. Ce dernier groupe s'inspire des techniques de résolution de problème et d'aide à la 

communication, associées à une approche analytique dans l'étude de la relation parents- 

enfants (Criquillion-Doublet et al., 2002). 

Dans le champ de la réhabilitation psychosociale, en 1996, Marc Habib en collaboration avec 

Anne Almosnino crée un groupe multifamilial pour les hôpitaux de jour parisiens de la Mutuelle 

Générale de l'Education Nationale (MGEN). Ce groupe s'inscrit dans la tradition des modèles 

écosystémiques (contextuel, structural, constructiviste, transgénérationnel). Ces praticiens 

mentionnent que l'objectif de ce type de groupe est de permettre aux familles et aux 

patients d'installer un espace de réflexion et de parole afin de trouver une orientation, une 

direction face aux solutions (sanitaires et sociales) proposées. Au travers de l'écoute des 

témoignages respectifs des familles, dans une dynamique de réflexivité, les familles peuvent 

donner un sens à la crise qu'elles traversent et réamorcer un processus temporel permettant 

d'entrevoir un projet. Ces groupes multifamiliaux proposent l'idée qu'il est nécessaire de 

passer d'une dynamique de soutien à une dynamique thérapeutique pour qu'une famille puisse 

bénéficier d'un changement singulier. Le rôle du groupe multifamilial (via le thérapeute) n'est 

donc pas celui du seul pourvoyeur d'informations, mais celui qui active la circulation de 

l'information pour que les familles puissent trouver ou retrouver elles-mêmes leurs propres 

compétences pour résoudre les problèmes qu'elles se posent. 

Les thérapeutes activent en séance les processus de métacommunication au travers des 

questions circulaires, invitant les participants à exprimer leurs émotions, leurs constructions. 

L'application du principe d'interaction circulaire entre les thérapeutes et les différents 

membres du groupe donne d'emblée une dimension thérapeutique que les techniques linéaires 

de cause à effet ne peuvent jamais permettre, plaçant le patient dans une position active 

(Almosnino et al., 1999). 

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A. Almosnino. La thérapie multifamiliale (TMF) 

En 1999, au Centre de Thérapie Familiale Monceau à Paris, Denis Vallée et Anne Almosnino 

créent une consultation multifamiliale écosystémique. Celle-ci regroupe des familles 

incomplètes, éclatées, dispersées, des parents esseulés par leurs enfants en errance 

pathologique, des pères ou des mères seuls, des familles recomposées, des frères et des 

sœurs, tous proches de personnes présentant de graves troubles psychologiques, 

psychiatriques et relationnels. Ils observent que ces consultations sont des espaces de 

réflexion pour tenter de réamorcer les propres ressources et compétences de chacun. Dans 

une dynamique conversationnelle, la CMF permet de penser à plusieurs et d'expérimenter 

d'autres patterns communicationnels interpersonnels, à travers les expériences émotionnelles 

partagées. L'originalité de leur approche s'appuie sur le fait que chaque séance est constituée 

d'un groupe plus ou moins différent dans sa composition et sa problématique. 

Aussi, la CMF peut être unique, et les thérapeutes doivent s'appuyer sur le potentiel de la 

situation pour le faire jouer en la faveur de chaque participant. 

Dans le champ de l'institution scolaire, nous pouvons citer l'expérience de la Thérapie Sociale 

Multifamiliale (TSM), élaborée par Mohammed El Farricha (2001), psychologue, systémicien, à 

Villeurbanne. En collaboration avec des co-thérapeutes, une orthophoniste et une assistante 

sociale dans le cadre du CMP, ils organisent des rencontres entre des familles et leurs 

enfants ayant des difficultés scolaires ou troubles du comportement. Ils observent que la 

TSM associe et croise deux dimensions complémentaires : psychologique et sociale, intra- 

psychique et interpersonnelle, famille et réseau social. Ils notent que la TSM permet par le 

jeu des réorganisations psychologiques et relationnelles, l'utilisation des auto-solutions 

familiales aux problèmes scolaires. 

3. Les thèmes récurrents 

Dans les approches psychoéducationnelles, le thème est imposé par les thérapeutes. Pour les 

autres approches, la dimension conversationnelle de la dynamique des groupes fait émerger 

divers thèmes. 

Les questions sur l'étiologie de la maladie et les constructions fantasmatiques ou culturelles 

qui l'accompagnent sont souvent au premier plan de ces rencontres. Les familles, les patients 

expriment, décrivent les symptômes, les circonstances d'apparition, les conséquences 

relationnelles, et s'informent des conduites à tenir. 

Souvent les familles expriment leurs difficultés à comprendre la diversité des offres de soins 

en santé mentale qui est à la fois une diversité des pratiques, des statuts des intervenants, 

des approches théoriques sous tendant la clinique. 

Un thème fréquent est le sentiment douloureux d'une culpabilisation des parents par le 

personnel soignant quant à la maladie de leur enfant. Les traitements médicamenteux et 

psychothérapiques sont souvent évoqués. Ce sujet est l'objet de représentations 

fantasmatiques très fortes et ancrées dans des croyances familiales très prégnantes. Dans le 

contexte de la TMF se révèle très rapidement que dans le rapport aux soins se jouent des 

conflits d'un tout autre ordre. 

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A. Almosnino. La thérapie multifamiliale (TMF) 

4. Spécificité des mécanismes et processus de la TMF 

Garcia Badaracco (1999) décrit ces groupes comme une matrice thérapeutique qui se 

comporte comme un continent des composants les plus malades et des moments les plus 

régressifs des patients. Il observe que dans la relation transférentielle avec le patient 

psychotique la relation thérapeutique s'appauvrit. L'intérêt des T.M.F, permet de générer des 

climats psychologiques où la vie en communauté, la capacité de penser, la résolution de 

conflits, et l'apprentissage réciproque sont facilités par les processus de désidentification 

des interdépendances pathogènes. 

Marc Habib et Anne Almosnino (1999) observent les différents niveaux du système 

thérapeutique des TMF. Le niveau intra-familial est activé au travers de l'expression des 

perceptions singulières de chacun des membres d'une même famille quant aux conséquences 

personnelles de l'émergence de la maladie de leur proche. L'écoute respective à ce niveau, 

fait apparaître l'idée que la maladie de leur proche est une pathologie de la relation. Le niveau 

inter familial est révélé par les processus de réflexivité, les mécanismes d'identification 

projective, par les phénomènes comparatifs inter familiaux. Les familles se confrontent aux 

constructions des autres familles, ouvrant ainsi à des lectures nouvelles des situations 

qu'elles rencontrent. Elles échangent leurs expériences, les ressources et compétences 

qu'elles ont activées pendant les crises. Ainsi, le partage de leurs similitudes favorise 

l'émergence d'une grande cohésion dans le groupe, sortent les familles de leur isolement, 

dédramatisent les situations et réinscrivent les souffrances dans une temporalité. Le 

contexte de la TMF établit ainsi un compromis en ne permettant pas d'alliances secrètes 

puisque tous les interlocuteurs concernés sont présents. Par le jeu des comparaisons inter 

familiales émergent les comparaisons intergénérationnelles, révélant lors des recadrages 

certains mythes familiaux. 

G. Salem (2001) observe quatre leviers d'action identifiables en quatre mots-clefs: 

exposition, confrontation, légitimation, apprentissage. Le mot exposition signifie présenter en 

ordre un ensemble de faits, impliquant d'exporter la problématique et sa souffrance vers 

l'extérieur, de "l'exterritorialité" hors du champ intimiste du Moi. En TMF, l'exposition est 

encore plus accentuée, puisque l'espace où elle se produit dépasse complètement le champ 

intime du Moi ou de la famille, pour devenir un espace social, sorte d'agora dans laquelle 

plusieurs familles sont invitées à exposer leurs dilemmes devant le(s) thérapeute(s) et les 

autres familles. La confrontation signifie mettre en présence (des personnes) pour comparer 

leurs affirmations. Ce processus en TMF est plus riche, plus dense, plus complexe, du simple 

fait de la multiplication des points de vue, permettant la rencontre de différents types de 

constellations familiales, avec leurs misères, leurs ressources, leurs différences, leurs 

similitudes. La légitimation relève de la dimension éthique des relations humaines, et en 

particulier des relations familiales. Ce mécanisme est amplifié par la présence d'un jury 

exceptionnel (autres familles et thérapeutes). De ce contexte émergent des effets 

rédempteurs et libérateurs pour chaque famille. L'apprentissage relève essentiellement de la 

mimésis, autrement dit des mécanismes d'identification et de modeling activés lors de 

l'exposition, de la confrontation et de la légitimation. Chaque famille se compare aux autres 

familles non seulement dans l'identification des problèmes, mais dans la façon de les résoudre 

et d'innover leur style de solutions (problem solving). 

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A. Almosnino. La thérapie multifamiliale (TMF) 

Conclusion 

Gérard Salem (1985) et son équipe de Lausanne ont relevé à partir des différentes études 

sur les effets des TMF, que la TMF permet une diminution des rechutes psychotiques, une 

amélioration du contact social, un meilleur investissement de l'activité occupationnelle, une 

atténuation des altérations cognitives, et une meilleure qualité de vie globale. 

Pourtant, remarque Marc Habib, si les différentes approches en TMF véhiculent l'idée de 

préserver et d'accroître la cohérence et la qualité des soins des malades, en lien avec leur 

environnement familial, leurs développements se révèlent paradoxalement très faibles. M. 

Habib énoncent plusieurs hypothèses : travailler en collaboration avec les familles finit par 

faire émerger les dysfonctionnements institutionnels ; confronte de façon complexe les 

loyautés invisibles du patient à l'égard des valeurs de sa famille et celles de son institution, 

et complexifie le travail dans le sens où de plus en plus les familles prennent une place " 

d'usagers " bien informés, partenaires actifs du champ de la santé. 

La TMF est proposée comme un espace entre le réseau du patient et les équipes de soins. La 

TSM est également à la charnière entre l'enfant, son réseau éducatif et familial. Nous 

pouvons entrevoir que la difficulté des pratiques de TMF ou de TSM est qu'elle ouvre aux 

pratiques de thérapies de réseau et à leurs complexités. 

Bibliographie 

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Journée AFT Enfant dans l'Essonne - 16/4/2019

En France 70.000 enfants bénéficient d’un des dispositifs d’Accueil Familial. Développé en pédopsychiatrie depuis plus de 50 ans, la déclinaison thérapeutique de cette pratique - dont bénéficient près de 1.000 enfants - a été conçue pour soigner des troubles précoces et sévères de la relation enfant-parents et leurs conséquences. 

Dans l’Essonne, les dispositifs de l’UAFT (Unités d’accueil familial thérapeutique d’Etampes, de Savigny-sur-Orge, de Ste Geneviève-des-Bois, …), déployés dans les secteurs de pédopsychiatrie, ont acquis une expérience clinique spécifique.

Le 16 avril prochain, à l’EPS Barthélémy Durand Etampes (cf affiche), seront exposés les aspects cliniques et théoriques de ces pratiques de soin, des chercheurs présenteront leurs études, et les patients, parents et familles d’accueil témoigneront de leur expérience. Des outils pédagogiques innovants montreront la complexité des situations rencontrées. Pour prolonger les moments d’échanges lors de la pause déjeuner, les organisateurs offriront un buffet.

Nous espérons que vous viendrez nombreux à cette Journée d’étude interprofessionnelle qui associera les acteurs des  champs sanitaire (pédopsychiatrie et psychiatrie adultes), médico-social, protection de l’enfance, justice des mineurs, éducation nationale, associations …

Le Programme détaillé de la Journée sera diffusé prochainement.

Cette Journée entre dans le cadre de la Formation continue et elle est gratuite.

Pour l’INSCRIPTION : contacter laure.boyer@eps-etampes.fr  :

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